Nos aventures d’investissement dans les marchés émergents

Perspectives

L’attrait des marchés émergents dans un monde de faibles rendements

Les investisseurs internationaux qui recherchent des opportunités de revenus peuvent trouver le contexte actuel particulièrement compliqué, compte tenu du nombre croissant d’obligations à rendement négatif. Subash Pillai, de Franklin Templeton Multi-Asset Solutions, souligne les raisons pour lesquelles il pense que les marchés émergents pourraient intéresser les investisseurs à la recherche de rendement.

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Alors que les rendements obligataires dans les marchés développés sont à leurs plus bas historiques (ou en sont proches), nous pensons que de nombreux investisseurs à la recherche de rendement devraient élargir leurs horizons pour répondre à leurs impératifs de revenus. Ils pourraient par exemple se demander si c’est le bon moment pour acheter davantage d’obligations souveraines à long terme allemandes ou japonaises, à des rendements négatifs.

Nous pensons qu’il y a de bonnes raisons d’investir sur les obligations des marchés émergents, que nous voyons comme principal moteur de la croissance mondiale au cours du prochain siècle.

Les investisseurs peuvent envisager d’allouer davantage de capitaux aux obligations de pays comme l’Inde, l’Indonésie, le Mexique ou le Brésil, où les rendements des titres souverains oscillent entre 6 % et 7 %.1 

Histoire d’une transformation

Comme leur nom l’indique, les marchés émergents sont en pleine transformation. Au cours des dernières décennies, nous avons assisté à des transformations économiques spectaculaires, résultant en partie de l’évolution démographique, de la montée du consumérisme, et de l’engouement pour les innovations technologiques. Pour ces raisons parmi d’autres, nous pensons que le marché des actions émergentes représente lui aussi une opportunité intéressante. Dans les marchés émergents, le passage de l’ancienne économie à la nouvelle économie est bien établi, au même titre que le fait de percevoir des revenus provenant de l’intérieur et non plus de l’étranger.

Cependant, de nombreux investisseurs ont une perception des marchés émergents qui reste figée dans le passé ; ainsi, ils n’arrivent pas à identifier les nouvelles opportunités qui se présentent aujourd’hui à eux. Nous pensons que se positionner pour l’avenir est tout aussi important que penser aux opportunités actuelles.

La Chine est un brillant exemple de marché émergent qui est passé d’une société agraire à une superpuissance mondiale en quelques décennies à peine. Ce n’est toutefois pas la seule économie émergente en plein essor. Les marchés émergents représentent aujourd’hui plus de 50 % de l’économie mondiale en termes de produit intérieur brut (PIB).2  Dans l’ensemble, selon le Fonds monétaire international, les marchés émergents ont connu une croissance plus rapide que leurs homologues développés ces dix dernières années, avec des prévisions de croissance du PIB plus de deux fois supérieures à celles des marchés développés pour 2019 et 2020.3 


Élargissement de la palette d’opportunités

Au sein du marché obligataire, les investisseurs ont vu s’élargir la palette d’opportunités qui leurs sont offertes, notamment les obligations d’État (souveraines) ainsi que les créances d’entreprises. Elles peuvent être libellées en devises locales ou en devises « fortes », telles que le dollar, le yen ou l’euro. L’univers obligataire émergent s’est développé, passant de 300 milliards de dollars en 1995 à 21 500 milliards de dollars en 2019.4 

En ce qui concerne les obligations internationales, divers facteurs façonnent actuellement les marchés financiers, notamment les risques géopolitiques et les tensions commerciales, le populisme et la polarisation politique. De plus, les marchés sont confrontés à des dépenses de déficit non maîtrisées dans les pays développés, aux faibles taux et aux risques d’inflation sous-évalués, ou encore à la survalorisation de nombreux actifs risqués. Alors que les investisseurs recherchent du rendement, les obligations des marchés émergents apportent une réponse convaincante, bien qu’elles ne soient assurément pas exemptées de certains risques.

Au sein des marchés boursiers, les marchés émergents représentent un peu plus de 17 % de la capitalisation boursière mondiale de 80 900 milliards de dollars.5  Le nombre d’opportunités offertes aux investisseurs étrangers continue à croître sur ces marchés dynamiques, qui représentent une part croissante des principaux indices mondiaux. Les actions nationales chinoises ont maintenant une plus forte présence dans les indices de marchés émergents, que ce soit le MSCI ou le FTSE, et d’autres actions doivent encore venir s’y ajouter. Simultanément, l’Argentine et l’Arabie Saoudite ont également été promues par les fournisseurs d’indices.

Étant donné leurs perspectives de croissance supérieures avec des valorisations généralement plus basses que sur les marchés développés, nous sommes convaincus de leur intérêt pour les investisseurs.

Les actions des marchés émergents ont fluctué ces derniers mois, principalement en raison des incertitudes entourant les négociations commerciales entre les États-Unis et la Chine, et de la politique monétaire américaine. Malgré les incertitudes, nous pensons que de manière générale, l’amélioration des fondamentaux joue en faveur de la classe d’actifs. Parmi ces fondamentaux, on compte notamment une combinaison de systèmes de change flexibles, une plus grande discipline fiscale et des comptes publics plus solides. Dans l’ensemble, nous considérons que les moteurs structurels des actions sont en grande partie intacts, notamment le développement du consumérisme et de la technologie. Nous cherchons à investir dans des entreprises qui démontrent une capacité bénéficiaire durable et une résilience potentielle face à l’incertitude des marchés.

Les leçons du passé

Les crises passées ont appris aux économies des marchés émergents à minimiser l’emprunt externe et à privilégier leurs propres marchés intérieurs, améliorant ainsi leur résilience face aux chocs externes. Ainsi, nous avons généralement constaté une qualité de crédit supérieure à la moyenne pour les émissions en devises locales. Le ratio moyen de dette sur PIB des pays émergents a chuté, malgré la croissance rapide des émissions obligataires en devises locales.

Les obligations en devises locales ont aussi tendance à être plus liquides que celles libellées en devises fortes, car les investisseurs locaux interviennent pour les acheter lorsque les investisseurs étrangers les fuient.

Nous privilégions également quelques positions en devises dans des pays qui nous semblent avoir des fondamentaux sains, ou qui vont en s’améliorant, et qui offrent des rendements ajustés en fonction du risque intéressants. En Indonésie, par exemple, nous nous attendons à ce que l’administration du président Joko Widodo continue à s’attacher à une gestion économique prudente et stable. Ces dernières années, le pays a bénéficié d’une plus grande cohérence politique et de plus de transparence. Les réformes continues ont visé à équilibrer les moteurs de la croissance du pays et, potentiellement, à accélérer le développement national.

Le Brésil a certes traversé des turbulences, mais nous constatons que sa banque centrale est indépendante, ce qui relève d’une certaine orthodoxie politique. De plus, le ministre des Finances du pays semble décidé à mener des politiques appropriées. Les réformes en cours au Brésil constituent une réorientation structurelle majeure qui, selon nous, devrait déverrouiller les moteurs de la croissance nationale.

Ce ne sont là que quelques exemples. Notre longue expérience de l’investissement dans les marchés émergents nous dit qu’une approche active de l’allocation visant à déterminer les pondérations des classes d’actifs dans un portefeuille peut contribuer à nous éclairer sur les risques dans leur ensemble, tant dans une perspective descendante qu’ascendante. Cette approche peut également aider les investisseurs à prendre des décisions en fonction de leurs attentes.

En adoptant nous-mêmes une approche dynamique, nous gardons une vision à long terme tout en restant attentifs aux évolutions macro-économiques ; ainsi, nous ajustons à la hausse ou à la baisse notre exposition aux différentes classes d’actifs, aux niveaux qui nous semblent appropriés en fonction de facteurs tels que les prévisions économiques et d’inflation, les mesures de valorisation et l’historique des primes de risque.

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1. Source : Bloomberg, 24 septembre 2019.

2. Source : Fonds monétaire international DataMapper, avril 2019, Perspectives de l’économie mondiale, données de 2008 à 2018. PIB en parité de pouvoir d’achat, part mondiale.

3. Source : Fonds monétaire international, avril 2019 base de données des perspectives économiques. Rien ne garantit que les prévisions, projections ou estimations se réalisent.

4. Sources : Banque des règlements internationaux, Institut de la finance internationale. Données du 1er décembre 1995 au 31 mars 2019. Les performances passées ne constituent pas un indicateur ni une garantie des résultats futurs.

5. Source : MSCI via Bloomberg. Les marchés émergents sont représentés par l’indice MSCI Emerging Markets. Les marchés développés sont représentés par l’indice MSCI World. MSCI n’offre aucune garantie et n’assume aucune responsabilité à l’égard des données MSCI reproduites ici. Aucune redistribution ou utilisation n’est autorisée. Ce rapport n’est pas établi ou approuvé par MSCI. Consultez le site www.franklintempletondatasources.com pour obtenir des informations supplémentaires sur les fournisseurs de données.

 

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