Nos aventures d’investissement dans les marchés émergents

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L’amélioration de la confiance est le moteur du rebond des marchés émergents en avril

La pandémie de coronavirus a frappé les économies du monde entier, les marchés émergents ne faisant pas exception. Notre équipe Emerging Markets Equity se penche sur les évolutions observées au cours du mois d’avril et évalue dans quelle mesure différents pays ont été touchés. L’équipe explique pourquoi elle pense que beaucoup de ces économies peuvent surmonter la crise — et peut-être même en sortir plus fortes à mesure que de nouvelles technologies sont adoptées

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Trois choses auxquelles nous réfléchissons aujourd’hui

  1. Avec d’autres grandes économies du monde, l’Inde a pris des mesures audacieuses pour contenir la propagation du COVID-19. Le 25 mars, un confinement complet a été imposé en fermant les frontières internationales et en limitant les déplacements domestiques. Bien que le gouvernement ait ensuite prolongé la période de confinement jusqu’en mai, certaines restrictions ont été assouplies dans certains États où les cas sont limités ou inexistants. Le rétablissement différencié d’une certaine normalité avec des conditions spécifiques devrait aider l’économie à redémarrer progressivement. Le gouvernement a également annoncé un plan de relance économique d’un montant de 22,6 milliards de dollars américains, apportant ainsi une aide aux millions de personnes touchées au sein des ménages à faibles revenus. La Banque de réserve de l’Inde (RBI) a apporté une aide supplémentaire, déclarant qu’elle ferait « tout ce qu’il faut » pour soutenir l’économie et maintenir sa politique accommodante, ce qui a contribué à rétablir une certaine confiance dans les marchés financiers et à stimuler la liquidité. Concernant les entreprises, nous pensons que la résilience des bilans est désormais cruciale, car l’impact sur l’activité dépend largement du moment où l’économie va redémarrer.
  2. Ajoutant aux malheurs du COVID-19 au Brésil, l’incertitude politique s’est accrue en avril suite à la démission du ministre de la justice, populaire, et au renvoi par le président du ministre de la santé du pays. Bien que le nombre de cas du COVID-19 au Brésil ait dépassé les 100 000 début mai, certains États et villes ont commencé à assouplir les restrictions pour aider à réduire l’impact économique de l’épidémie. Le gouvernement a annoncé des mesures de soutien à la population et à l’économie, tandis que la banque centrale a abaissé son taux directeur à un niveau historiquement bas ces derniers mois. Toutefois, l’une des principales préoccupations du Brésil est le niveau élevé de sa dette par rapport à son produit intérieur brut (PIB), qui va encore augmenter en raison de la relance budgétaire. Dans l’hypothèse d’un impact exceptionnel en 2020, les niveaux de la dette et du PIB pourraient diminuer à plus long terme, le pays se recentrant sur des réformes indispensables. Bien que la situation à court terme au Brésil reste volatile, nous restons positifs sur ce pays à plus long terme et continuons à privilégier les thèmes axés sur le marché intérieur, notamment le secteur financier, les infrastructures et le secteur de la consommation, qui devraient selon nous bénéficier de la reprise économique du pays.
  3. Nous avons commencé à voir des signes de reprise dans le secteur des technologies de l’information, l’indice MSCI Emerging Markets Information Technology ayant rebondi de plus de 20 % par rapport à son récent creux de la fin mars.1 En temps de crise, les entreprises ont tendance à s’adapter en conséquence et à adopter la technologie beaucoup plus rapidement. C’est ce à quoi nous avons assisté ces derniers mois, avec de nombreuses entreprises qui sont passées de l’offline à l’online. L’éducation en est un bon exemple ; les écoles ont adopté l’utilisation des technologies en ligne pour offrir une plateforme d’apprentissage aux élèves. Les entreprises dans le domaine du commerce électronique, d’Internet et des logiciels tirent également parti d’une progression des activités en ligne. L’accélération de l’utilisation et de la pénétration de l’internet continuera à stimuler la croissance des architectures de réseau en nuage et autres, ce qui augmentera la demande de serveurs et autres dispositifs gourmands en mémoire. En outre, nous nous attendons à ce que la Chine et d’autres grandes économies continuent à faire avancer le déploiement de la 5G (norme de technologie sans fil de cinquième génération), ce qui favorisera la croissance des fournisseurs dans ce secteur. Sur le long terme, l’évolution technologique et la numérisation devraient se poursuivre. À notre avis, la situation actuelle va probablement accélérer l’adoption et le développement de certains de ces thèmes à l’avenir.

Perspectives 

La pandémie de COVID-19 aura un impact négatif sur la croissance mondiale à court et moyen terme. La capacité des marchés développés à contenir la propagation du virus (le nombre de nouveaux cas aux États-Unis et en Europe a déjà commencé à diminuer) — et, par conséquent, la gravité et la durée de l’impact économique mondial — reste critique. Nous avons également vu certaines économies européennes revenir progressivement à la normale, tandis que certains États américains ont également commencé à assouplir leurs restrictions. En Asie, la situation

Les initiatives les plus significatives dans les marchés émergents en avril 2020

Le mois dernier, les marchés boursiers de toute l’Asie ont fait un retour en force, l’appétit des investisseurs pour le risque étant revenu avec l’espoir d’une reprise de l’activité économique mondiale. Les actions indiennes se sont redressées, aidées par les mesures prises par la banque centrale pour stimuler la liquidité du système financier. Les Bourses en Thaïlande et à Taïwan ont bondi à la suite de la baisse du nombre de nouveaux cas de coronavirus et d’un nouveau plan de relance économique dans les deux pays. Le marché boursier chinois s’est redressé, mais il est resté à la traîne de ses pairs régionaux après avoir relativement bien résisté au cours des mois précédents. Les investisseurs ont porté toute leur attention sur le déconfinement de la Chine et sur la poursuite du soutien politique, poussant les actions chinoises à la hausse malgré une contraction économique au premier trimestre et des signes mitigés de reprise.

Les marchés d’Amérique latine ont rebondi en avril, mais ils sont restés à la traîne par rapport à leurs homologues des pays émergents, la poursuite de la propagation de l’épidémie de COVID-19 dans la région ayant pesé sur le sentiment du marché. Bien que les indices boursiers de référence au Brésil et au Mexique aient enregistré des rendements positifs, le Chili, l’Argentine et le Pérou ont affiché les meilleures performances dans la région. L’affaiblissement du réal et l’incertitude politique croissante à la suite du départ de deux ministres clés ont pesé sur les rendements au Brésil. Le sentiment au Mexique a pâti de la nouvelle d’une contraction de 1,6 % en glissement annuel au premier trimestre 2020 et d’une dégradation de la note de crédit souveraine. Cependant, la baisse surprise de 0,5 % des taux d’intérêt par la banque centrale a apporté un certain soulagement aux investisseurs.

Les marchés émergents de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique ont figuré parmi les plus performants en avril, grâce à l’amélioration du sentiment général suscité par des mesures de relance budgétaire et d’assouplissement monétaire sans précédent au niveau mondial. Avec un rouble plus fort, qui apporte un soutien massif, le marché russe des actions a terminé le mois avec des rendements à deux chiffres en dollars américains. Les autorités ont annoncé des mesures de relance supplémentaires et ont abaissé le taux d’intérêt directeur de 50 points de base supplémentaires2 en avril, alors que les efforts pour atténuer l’impact de l’épidémie de COVID-19 se poursuivaient. Les actions sud-africaines se sont redressées, car les investisseurs ont choisi d’ignorer les dégradations des notations de crédit des titres souverains et de se concentrer sur les plans du gouvernement visant à assouplir progressivement le confinement national à partir de mai. Les investisseurs ont également été encouragés par la poursuite des mesures d’assouplissement budgétaire et monétaire, notamment une baisse inattendue de 1 % du taux d’intérêt de référence.

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1. Les indices ne font l’objet d’aucune gestion, et il n’est pas possible d’y investir directement. Ils ne tiennent pas compte des frais, dépenses ou droits d’entrée. Les performances passées ne constituent pas un indicateur ni une garantie des résultats futurs.

2. Le point de base est une unité de mesure. Un point de base représente 0,01 %.

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