Nos aventures d’investissement dans les marchés émergents

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Les marchés émergents distancent les marchés développés en juillet

Notre équipe Franklin Templeton Emerging Markets Equity analyse événements qui ont façonné les marchés

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Trois choses auxquelles nous réfléchissons aujourd’hui

  1. L’effondrement de l’activité économique provoqué par la pandémie de COVID-19 et les prévisions de ralentissement de la croissance des prêts, de baisse des marges et de montée des créances douteuses ont mis à mal les projections de bénéfices à court terme des institutions financières brésiliennes. Bien que la pandémie ait pesé sur leur activité à court terme, la probabilité d’une crise bancaire systémique au Brésil nous semble faible. De fait, la pandémie pourrait aussi avoir l’effet imprévu d’accroître la pénétration bancaire au Brésil. Le gouvernement a versé des aides d’urgence par l’intermédiaire des banques, obligeant ainsi de nombreuses personnes précédemment « sans banque » à ouvrir des comptes bancaires. Ce groupe de nouveaux clients pourrait susciter une nouvelle vague de demande en services financiers à l’avenir. Une fois la crise passée, nous pensons que les banques de qualité devraient reprendre une croissance séculaire. La pénétration du crédit au Brésil est nettement inférieure à celle observée sur beaucoup d’autres marchés, ce qui laisse présager un potentiel de croissance au cours des années à venir. La banque centrale du Brésil a aussi abaissé son taux directeur à un point bas record, ce qui réduit les coûts de renégociation ou de restructuration d’emprunts et pourrait favoriser une croissance du crédit à plus long terme. Notre conviction à long terme reste optimiste pour certaines banques brésiliennes aux fondamentaux solides, dont la position de concurrence s’améliore et qui pourraient profiter de moteurs de croissance structurels.
  2. ͏͏Grâce à une reprise des actions technologiques et à un contrôle efficace de la COVID-19, l’indice de référence des actions de Taïwan a atteint un record absolu en juillet. Le secteur des semi-conducteurs taïwanais est un leader mondial réputé pour son dynamisme en matière de recherche et développement. L’île héberge l’un des plus grands fabricants indépendants de puces intégrées au niveau mondial. Ce secteur a bénéficié de la demande accrue d’applications cloud associées au télétravail et à l’enseignement en ligne, portée par l’accélération de la tendance par la pandémie. Nous estimons que les perspectives mondiales des puces mémoire restent bonnes, en raison de la demande de solutions mémoire pour les smartphones, l’informatique haute performance, la 5G, l’intelligence artificielle, l’Internet des objets, les centres de données et l’infrastructure cloud. Les perspectives du secteur taïwanais des semi-conducteurs sont également portées par l’annonce d’un retard de production et d’une possibilité d’externalisation de la production des puces de nouvelle génération d’un concurrent américain. Les fabricants taïwanais sont également à l’avant-garde de la tendance mondiale à la délocalisation des chaines d’approvisionnement hors de Chine, la demande de fabrication de serveurs et de puces hors de Chine continentale étant alimentée par les tensions croissantes entre les États-Unis et la Chine. La pandémie de coronavirus devrait uniquement accélérer le mouvement vers Taïwan, puisque de plus en plus de sociétés, au niveau national et international, commencent à réévaluer les chaînes d’approvisionnement dépendantes de la Chine.
  3. La Corée du Sud incarne largement cette nouvelle réalité des marchés émergents, qui se caractérise par une résilience institutionnelle accrue, une meilleure diversification économique et l’émergence de leaders mondiaux au sein des marchés émergents. Outre le fait que la Corée du Sud illustre parfaitement les facteurs susmentionnés, elle se distingue comme un exemple de bonne gestion de la pandémie de COVID-19. En tant que gros importateur de pétrole, le pays a bénéficié de manière disproportionnée de l’effondrement des prix pétroliers, tout en étant faiblement impacté, sur le plan économique, par l’effondrement des déplacements internationaux, en raison de sa faible dépendance au tourisme. La Corée du Sud est en outre une grande puissance exportatrice, qui abrite de nombreux fournisseurs de matériel technologique permettant à l’économie moderne mondiale de fonctionner. Les principaux fabricants mondiaux de semi-conducteurs et de batteries profitent des tendances durables à l’augmentation de la puissance de calcul et de la mobilité verte, dont certaines s’accélèrent en raison de la pandémie. Les avantages de la Corée du Sud en matière d’innovation et de propriété intellectuelle sont également évidents dans le secteur des soins de santé, allant des kits de dépistage des virus aux produits biologiques, qui ont sans aucun doute été d’un grand soutien durant cette crise. Le secteur de l’internet du pays a également prospéré dans un contexte de distanciation sociale.

Perspectives

Tandis que certains pays sont confrontés à une deuxième, voire à une troisième vague de contamination virale, d’autres parviennent à la contenir et à rouvrir progressivement leur économie. Le consensus table sur la mise à disposition d’un vaccin dans au moins 12 à 18 mois, et les pays devront, dans l’intervalle, recommencer à fonctionner efficacement, que ce soit d’un point de vue sanitaire, social ou de gouvernance. Les conséquences économiques à long terme des confinements, d’une portée considérable, deviendront également plus claires et devront être gérées.

Outre la crise sanitaire, nous avons été confrontés à un risque géopolitique accru, avec une recrudescence des tensions de longue date entre la Chine et les États-Unis. La nature des relations sino-américaines a changé, tant au niveau politique qu’économique.

L’administration américaine a changé de politique à l’égard de la Chine, qu’elle considère comme une superpuissance rivale, et adopté une approche plus incisive qui devrait perdurer. Les élections présidentielles prévues en novembre influent aussi largement sur le discours politique des États-Unis, qui devrait rester enflammé en raison de l’approche du scrutin. Après les présidentielles, et à mesure que la reprise économique américaine se confirmera, nous pensons que le ton devrait se calmer.

Les risques géopolitiques sont tout à fait normaux pour les investisseurs des marchés émergents. Bien que nous tenions continuellement compte de ces considérations dans nos décisions d’investissement, les fondamentaux de l’entreprise et la durabilité des bénéfices, ainsi que la combinaison irréfutable de la démographie et du potentiel de croissance à long terme, revêtent une importance bien plus grande.

Tendances et évolutions clés des marchés émergents

Les actions des marchés émergents ont progressé en juillet et distancé celles des marchés développés. Les progrès des essais de vaccins contre le coronavirus, le renforcement de la politique de relance, la reprise économique de la Chine et l’affaiblissement du dollar américain ont aiguisé l’appétit des investisseurs pour le risque en dépit d’une résurgence des foyers de COVID-19 et d’une aggravation des relations sino-américaines. En dollar américain, l’indice MSCI Emerging Markets s’est adjugé 9,0 % sur le mois, contre 4,8 % pour l’indice MSCI World.1

Principaux mouvements sur les marchés émergents en juillet 2020

Les actions asiatiques ont rebondi en juillet, Taïwan, l’Inde et la Chine enregistrant des rendements parmi les plus forts. Le marché taïwanais, très technologique, a progressé à la faveur du fort dynamisme des actions de semi-conducteurs. L’Inde a bénéficié de l’amélioration des perspectives de plusieurs grandes capitalisations, malgré l’augmentation du nombre de cas de COVID-19. La chine a renoué avec la croissance au deuxième trimestre. Un climat propice au risque a fait remonter les actions au début du mois, avant la prise de bénéfices provoquées par les efforts de l’État pour calmer l’exubérance du marché et le contentieux diplomatique entre la Chine et les États-Unis. À contrepied de la tendance haussière de la région, les actions thaïlandaises et philippines ont chuté. Les responsables politiques thaïlandais ont prévu une forte contraction de l’économie cette année, tandis que la démission de membres clés du gouvernement a attisé l’incertitude politique. Les Philippines ont enregistré un pic des cas de COVID-19. Une baisse des transferts de fonds vers le pays a également accru les craintes pour l’économie.

Les marchés d’Amérique latine ont fait partie des plus performants en juillet, les investisseurs ayant été confortés par la levée des mesures de distanciation sociale et la tendance haussière des actions mondiales. Les gains exprimés en dollar américain ont de plus été soutenus par le renforcement des devises locales. L’Argentine, le Brésil et le Chili ont été en tête avec des gains à deux chiffres, tandis que le Pérou, le Mexique et la Colombie ont été en retrait de leurs pairs régionaux. Malgré des données macroéconomiques mitigées, le Brésil a poursuivi ses efforts de réforme et le gouvernement a soumis une proposition de réforme fiscale au Congrès. Au Chili, le gouvernement a annoncé un train de mesures pour relancer l’économie, soutenir les classes moyennes et injecter des liquidités dans les petites et moyennes entreprises. Le renforcement du peso mexicain a été responsable de la modestie des rendements sur ce marché, qui a été en baisse en termes de pesos. Le produit intérieur brut du Mexique a perdu 17,3 % sur le trimestre en glissement trimestriel, soit sa plus forte contraction à ce jour, la pandémie continuant de peser lourdement sur l’économie. En juillet, la banque centrale du Pérou a maintenu son taux directeur à un niveau historiquement bas (0,25 %) pour le troisième mois consécutif.

Les marchés de la région Europe, Moyen-Orient et Afrique ont été dans l’ensemble à la traine des marchés émergents au cours du mois, avec un déclin de la Turquie, de l’Égypte et des Émirats arabes unis. L’Afrique du Sud, la Pologne et la Hongrie ont toutefois surperformé leurs pairs régionaux. La Banque centrale sud-africaine a réduit son taux directeur de 0,25 % pour atteindre un plancher record de 3,5 % en juillet, indiquant que le cycle d’assouplissement touche à sa fin. Elle a aussi abaissé ses prévisions de croissance du PIB pour 2020 de -7,0 % à -7,3 %. En Russie, les gains ont été limités par la dépréciation du rouble, malgré une baisse de taux imprévue de 0,25 %. La banque centrale a également annoncé de nouveaux changements de réglementation pour soutenir les prêts hypothécaires et aux entreprises. Sur les marchés d’Europe centrale et orientale, le sentiment a bénéficié de l’accord de l’Union européenne sur le fonds de relance pour faire face à la crise du coronavirus et sur le budget 2021-2027

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1. Source : MSCI. L’indice MSCI Emerging Markets reflète les moyennes et grandes capitalisations de 24 pays émergents. L’indice MSCI World reflète la performance des moyennes et grandes capitalisations de 23 pays développés. Les indices ne font l’objet d’aucune gestion et il n’est pas possible d’y investir directement. Ils ne tiennent pas compte des frais, dépenses ou droits d’entrée. Les performances passées ne constituent pas un indicateur ni une garantie des résultats futurs. MSCI n’offre aucune garantie et décline toute responsabilité quant aux données MSCI reproduites dans le présent document. Aucune redistribution ou utilisation n’est autorisée. Ce rapport n’est ni établi ni approuvé par MSCI. Mentions et conditions importantes du fournisseur de données disponibles sur www.franklintempletondatasources.com.

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